Diesel Exports: Trump’s Explosive Move Shakes Markets and Consumers

Written by: Adel Khelifi on September 27, 2026

Donald Trump a opté pour le choix explosif et le plus dur : fermer le robinet du premier exportateur mondial de diesel au moment où le marché manque déjà cruellement de carburant, et ce, pour tenter de faire baisser les prix aux États-Unis.

C’est au cours d’une rencontre à New York avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, que le président américain a assuré avoir « plaidé en ce sens » auprès de ses équipes. « J’ai dit : ‘Ne vendons pas notre diesel à l’étranger’. Nous produisons beaucoup de diesel », a-t-il déclaré, promettant une décision « rapidement ».

Dans un article publié par le journal en ligne Politico, citant cinq personnes au fait des discussions, il a affirmé que l’administration américaine travaillait à un projet d’interdiction des exportations de diesel pour 90 jours.

La Maison-Blanche a immédiatement démenti, le secrétaire de l’Energie Chris Wright assurant que « personne » n’envisageait une interdiction totale et estimant qu’une telle mesure « ne fonctionne absolument pas ».

Les États-Unis exportent actuellement entre 1,4 et 1,6 million de barils de gazole par jour, selon les estimations du Washington Post, principalement vers l’Amérique latine et l’Europe.

De plus, le gouvernement américain cherche depuis des mois une réponse à la flambée spectaculaire des prix, à quelques semaines des élections de mi-mandat.

Le gallon de diesel a atteint cette semaine une moyenne nationale record de 6,53 dollars (un gallon équivaut à 3,78 litres), soit environ 1,50 euro le litre.

Une somme qui peut paraître dérisoire comparée aux 2,30 euros le litre actuellement observés en France, mais bien supérieure aux 3,50 dollars le gallon (soit environ 78 centimes le litre) observés aux Etats-Unis avant la guerre en Iran, déclenchée le 28 février par les Etats-Unis et Israël. L’objectif de Washington est donc simple : garder davantage de carburant sur le territoire pour faire baisser temporairement les prix.

Conséquences catastrophiques aux pompes européennes et américaines
Face aux inquiétudes immédiatement exprimées par des responsables de l’industrie pétrolière, Chris Wright a appelé au début de la semaine les dirigeants de plusieurs compagnies américaines pour leur faire savoir qu’il privilégiait une mesure moins radicale qu’une interdiction totale, rapporte le Wall Street Journal en citant des personnes proches de l’industrie.

Lors de plusieurs prises de paroles, il a évoqué à plusieurs reprises des restrictions d’exportations « qui seraient plutôt faites de manière entièrement volontaires » par les différentes entreprises américaines.

Selon les observateurs, quelle que soit la formule choisie par l’administration, cette décision pourrait surtout aggraver la pénurie que Donald Trump prétend combattre. Car les Etats-Unis ne manquent pas à proprement parler de diesel : leurs raffineries produisent en réalité bien plus de diesel qu’ils n’en consomment, et en exportent une large part.

Si les prix flambent, c’est surtout parce que les Etats-Unis restent soumis à un marché mondial très tendu par les perturbations au Moyen-Orient et en Russie. Bloquer les exportations pourrait donc faire baisser les prix à court terme, mais de manière extrêmement temporaire. Car faute de débouchés, les raffineries finiraient par réduire leur production.

Or diesel, essence et kérosène sont fabriqués dans les mêmes processus : produire moins de diesel réduirait aussi l’offre des autres carburants, avec le risque de faire repartir les prix de ces produits à la hausse.

À l’étranger, le choc serait encore plus violent. L’Europe dépend davantage du diesel américain depuis que les importations saoudiennes ont chuté de 30 % depuis le début de la guerre au Moyen-Orient et que les flux venus des Émirats arabes unis, du Koweït et du Qatar ont eux aussi fortement diminué.

La Russie a, par ailleurs, interrompu ses exportations après les frappes ukrainiennes contre ses raffineries. Les hausses attendues seraient alors très significatives, et certains pays européens pourraient avoir à puiser dans leurs réserves d’urgence, voire affronter des pénuries.

La France serait particulièrement exposée : elle importe plus de la moitié du diesel qu’elle consomme.




Adel Khelifi

Adel Khelifi

My name is Adel Khelifi, and I’m a journalist based in Tunis with a passion for telling local stories to a global audience. I cover current affairs, culture, and social issues with a focus on clarity and context. I believe journalism should connect people, not just inform them.